mercredi, juin 16, 2010

KING !


Qui a dit qu'il n'y avait rien à faire à Sauk Prarie, petit village complètement paumé du Wisconsin - en d'autres termes, le trou de l'arrière-train du monde ? 


Et comme l'a si bien dit la Maman d'accueil d'Agathe : maintenant que nous avons vu le meilleur des Etats-Unis, nous pouvons retourner en France en toute sérénité.

xo, Aurore.

dimanche, juin 13, 2010

Du côté de chez vous



Ou la Lake House grâcieusement prêtée par des amis. La maison la plus extraordinaire que j'ai jamais vue, et à mon grand regret, les photos ne lui rendent vraiment pas justice...






Et la plage privée à l'arrière, que du bonheur :





Sur ce il se fait tard, demain je pars dans le Wisconsin.

Passez une bonne semaine !

xo, Aurore.

Graduation !

Et oui la voici c'est la consécration de toute cette année de dur labeur, vous n'attendiez que ça et moi aussi : hier soir était venu le temps de la célèbre GRADUATION ou plus modestement remise des diplômes.

Déjà je dois dire que c'était trop un honneur d'y participer, parce que à la base en tant qu'étudiant étranger, le lycée était plutôt complètement réticent.

La graduation, c'est plein de problèmes à la fois. 

Déjà on porte un chapeau plat RIDICULE qui menace de tomber toute les trentes secondes. Sans compter l'espèce de gland qui se balance dangereusement sur le côté droit - très important, le côté droit. Une fois qu'on a gradué, on le place du côté gauche - et vas-y que je pars d'avant en arrière, que je déséquilibre cet édifice qui se situe au sommet de ton crâne, que je te chatouille les oreilles, les narines, la bouche, que je t'aveugle. 
Que du bonheur.

Et puis il y a la TOGE - blanche pour les filles, bleue pour les garçons. Déjà, faut pas se prendre les pieds dedans 1) en traversant la salle pour aller s'asseoir 2) en traversant la salle pour accéder aux marches 3) en montant les marches - étapes par-dessus toute délicate, mais fort heureusement hors de la vue du public 4) en traversant l'estrade - étape la plus cruciale car sous le regard admiratif de la totalité de l'assemblée, sans compter les ovations, car ne l'oublions pas, c'est dur d'être acclamé 5) en redescendant les marches de l'autre côté de l'estrade 6) en retraversant la salle pour regagner sa place.

Cependant, en dehors de ces quelques inconvénients, la toge, à l'inverse du chapeau, a de nombreux avantages. Elle est large et par conséquent te laisse libre de tes mouvements, de dissimuler un lapin dans ta manche pour faire un tour de magie, de te moucher discrètement dedans, de te cacher derrière en cas de bâillement/éternuement/somnolence impromptue. Etant portée par-dessus les autres vêtements, elle permet également de dissimuler toute trace disgrâcieuse de nervosité, en termes plus techniques : de transpiration.
Sur ce je vous laisse avec quelques photos de cet heureux évènement !

xo, Aurore.



jeudi, juin 10, 2010

L'art et la manière d'être une célébrité



... non je plaisante. C'est un journal local pour lequel Sidney et moi avons donné des interviews la semaine dernière. Cette plaisanterie a duré plus d'une heure - sans compter la séance photo autour de l'école ; d'après moi la partie la plus cool - et au final l'article reflète ce que Sid et moi savons respectivement faire de mieux : lui, ouvrir sa grande bouche et moi, jouer les charmantes candides en photo. Chacun son truc. 





J'ai l'air vachement cynique comme ça mais au final c'était super sympa à faire. Maintenant je sais que OUI, les journalistes MENTENT, et pas que pour les stars. J'aime pas qu'on me prête des propos que j'ai jamais eu mais en même temps j'étais tellement réticente à étaler ma vie devant ce parfait inconnu qu'au final j'ai pu m'estimer heureuse de figurer encore sur l'article. Il a dû trouver que mon discours était bien terne et sans intérêt et du coup s'est senti obligé d'enjoliver un peu le tout j'imagine, on ne peut pas lui en vouloir...

Je lui suis quand même reconnaissante d'avoir employé l'adjectif " smart " pour me qualifier, parce que sans ça je serais passé pour une jeune dinde écervelée. 
Parce que bonjour les références culturelles, dans le genre One Tree Hill - OUAIS BAH J'AI PAS PU M'EN EMPÊCHER ; je me félicite déjà de ne pas avoir cité Sex & The City alors...

Je peux donc remercier Sidney d'avoir rattrapé le coup parce que pardonnez-moi mais, en tant qu'ambassadrice de la France, je suis nulle. 

Pour ma défense, je tiens à préciser que sur la moitié des sujets, lui et moi on a eu exactement les mêmes propos - par rapport à l'enseignement, ou même la manière dont on s'est rencontré, ce genre de choses - mais le journaliste a manifestement préféré les attribuer uniquement à Sid (hein ? et qui passe pour une dinde écervelée après ça ? mh ?)

BREF, navrée pour le journal en mode froissé mais de toute façon lire comme ça sur une photographie, c'est pas chouette - quoi que normalement si vous cliquez dessus, la photo s'affiche en grand format.

Sur ce je vous laisse !

xo, Aurore.

mardi, juin 08, 2010

Je suis foutue.



Je suis foutue, et ce pour plusieurs raisons. La première c'est que en fait, ben... j'aime bien les enfants. Voilà, j'ai tout avoué. OK OK on m'a toujours dit que c'était hyper choquant de dire que j'aimais pas les gosses de toute façon ; mais dans mon esprit un gamin c'était obligatoirement épuisant. Ben en fait j'imagine que la plupart du temps c'est effectivement vrai, mais ça les empêche pas d'être mignons - des fois. 
Entendons-nous bien. Fonder une famille, TRÈS PEU POUR MOI - on se revoit dans quinze ans, hein ? Je sens qu'à ce moment-là je me péterai de bons gros fou rires en repensant à ce que je suis en train de raconter là maintenant tout de suite. 

Cela dit, un beau jour, j'ai rencontré le Papa de Lena...
C'était un total hasard, il vendait des fruits et légumes au marché et moi je passais par là. Et hop, pof, comme ça, d'un seul coup, je me suis retrouvée au poste de BABY-SITTER. Moi qui n'avais jamais su m'y prendre avec les enfants - en fait mes instincts naturels me poussaient plutôt à les fuir ; oui je suis un peu froussarde - voilà que je me retrouvais dans de beaux draps !
Mais Lena a déjà sept ans, elle est futée comme tout, (mais nulle en mathématiques ; je le sais, je l'ai aidée à faire ses devoirs) et n'est vraiment pas du genre à pleurnicher. Enfant unique, capricieuse, mais adorable au fond. J'ai également noté une certaine addiction aux spaghettis à la sauce tomates.
Il m'a fallu beaucoup de temps pour finir par m'habituer à elle ; je ne supportais pas ses caprices (PARCE QU'ILS ME RAPPELAIENT TROP MOI-MÊME, J'IMAGINE). Elle m'aimait beaucoup depuis le début mais ça n'était pas franchement réciproque, jusqu'à il y a quelques temps. 
C'est fou ce qu'on peut être naïf et innocent à cet âge-là.
L'autre jour, on parlait de mon spectacle de danse et elle m'a dit :
" Tu sais, la danse avec les filles qui avaient des cahiers ? Je l'ai DÉTESTÉE ! "
Et moi un peu perplexe :
" Ah ? Et pourquoi donc ? "
" Ben parce que c'était à propos des Devoirs... "
J'ai dû réprimer un fou rire.
" Ah. Non. C'était à propos des lettres d'amours. "
Et elle d'ouvrir de grands yeux surpris :
" Ah ouais ? Ben pourquoi elles avaient l'air si triste, alors ?? "

Bref, dimanche, sa Maman nous a emmené elle et moi dans Chinatown, pour le lunch. Je n'étais allée qu'une fois là-bas et c'était pendant l'hiver, il faisait très froid et c'était donc un peu compliqué d'en profiter pleinement.



J'adore ce quartier. C'est petit, juste quelques rues, mais franchement dépaysant. ll y a plein de restaurants évidemment, mais aussi des boutiques remplies de trucs asiatiques du sol au plafond. Ce que je préfère c'est les petites choses japonnisantes (?) : c'est kitsch, c'est mignon, ça ne sert à rien mais c'est génial quand même. Il y a aussi de vrais supermarchés chinois, remplis de nourritures bizarres, racines et épices à l'odeur étrange - en fait, ça sent la bouffe pour poisson. 

Sur ce, passez une bonne semaine !

xo, Aurore.