lundi, mai 31, 2010

Memorial Day


Et puis le soir j'ai regardé Alice Au Pays Des Merveilles - comble du comble de la frustration, oui j'ai dû le regarder en Français, faute de trouver l'original.

C'est vrai je suis - rien qu'un peu - à la traîne. Mais après sa sortie il avait été pas mal critiqué et donc j'avais fini par me dire que je pourrai me satisfaire de la toute première version de Walt Disney pour le restant de mes jours. 

Et puis en fait non, rien à faire, il fallait que je le regarde.

Ben pour tout vous dire, j'ai été SUPER AGRÉABLEMENT surprise.

Je tiens tout de même à modérer mes propos en précisant que mon avis est tout ce qu'il y a de MOINS objectif, parce qu'à la base, j'adore Tim Burton. 

Ca date de l'époque de quand j'étais EMO (13 ans et demi, hahaha) et où déjà j'entrais en pâmoison rien qu'en regardant l'Étrange Noël de Monsieur Jack. Pfiou, j'avais encore rien vu.
J'ai laissé les étoiles, rayures, couleurs douteuses et musiques hardcore derrière moi, et puis j'ai gardé Tim Burton.

Je passe du rire au larme en regardant Edward Aux Mains d'Argent, je reste béate d'admiration et d'envie devant l'univers fantastique-pas-si-fantastique de Big Fish, Sweeney Todd et Sleepy Hollow me font doucement rêver avec leur atmosphère noire et pourtant teintée d'humour, si propre à ce réalisateur de génie.

BREF, mais je parlais d'Alice. Déjà pour commencer je ne connaissais pas l'intrigue du film. Je pensais qu'il s'agissait d'un simple remake, une autre des raisons pour laquelle j'avais fini par le zapper complètement. 
Et bien en fait PAS DU TOUT. L'AAPDM (ben oui, ça va plus vite) de Tim Burton, c'est Alice qui revient, à l'âge de dix-neuf ans, dans le pays semi-imaginaire visité dans son enfance. C'est là qu'on retrouve ce qu'il peut y avoir de 100% Burtonnien (oulala), c'est la barrière entre le réel et l'imaginaire. Si vous vous souvenez bien, dans la version de Lewis Caroll aussi bien que dans le premier Disney, le Pays des Merveilles est un rêve d'Alice, total fruit de son imagination.  
Et bien, dans ce second opus, la limite entre réalité et invention se fait de plus en plus impalpable, et ça, c'est génial. Parce que le truc du " je te balade pendant une heure et demi dans un univers fou dingue et puis en fait à la fin pof plus rien c'était un rêve je t'ai bien arnaqué hahaha " ça peut faire retomber une histoire comme un soufflé au fromage, pour certains (dont moi, je ne me remettrai jamais de l'immense sensation de frustration qui m'avait saisie alors).

Au niveau de l'univers, on passe du sombre au merveilleux, du kitsch de mauvais goût au kitsch de bon goût... là encore j'ai été bluffée. 

Et comme dans le dessin animé, Alice passe de minuscule à géante puis de la taille d'une crevette et encore géante... afin d'atteindre finalement la bonne taille. Sauf que là, le coup des vêtements qui s'adaptent automatiquement à sa taille, on y croit plus ; et le réalisateur l'a bien compris. 

Ici, Alice avant de basculer dans le Pays des Merveilles. Echappée de la fête donnée en l'honneur de ses fiançailles-surprises (elle est ravie, comme vous pouvez l'imaginer), elle est encore vêtue de la robe bleue propre à son personnage, candide et classique - mais pas tant que ça parce que Madame refuse de porter le corset et les bas, c'est Maman qui est contente, tiens.

Devenue toute petite pour franchir la porte du Pays, elle est censée porter son simple jupon, noué en guise de robe. J'y crois pas un instant ! cette robe est tellement magnifique que je ne refuserais pas de la porter pour mon mariage.

Et là, de la taille d'une crevette, elle porte une création du Chapelier qu'il a réalisé en un tour de main à partir d'un pan du " jupon ".

Là, devenue anormalement grande, elle porte une robe aussi large qu'Alice est haute, faites des rideaux de la reine Rouge et pourtant digne d'un défilé de haute-couture.

Où en étais-je ? Ah oui. Donc Alice, en retournant au Pays des Merveilles, y retrouve tous les personnages qui y sont propres : le lapin blanc - dont le rôle est en fait nettement moins important qu'on pourrait le croire, il faut croire que les scénaristes répugnait à donner la vedette à un personnage de synthèse - Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, la chenille bleue (me rappelle plus son nom), le lièvre...

Helena Bonham Carter, une des chouchoutes de Tim Burton. Ici en Reine Rouge, aussi cruelle que pathétique avec sa tête démesurée et sa certitude que finalement, mieux vaut être craint qu'être aimé. La mission d'Alice ? tuer le Champion de la Reine Rouge, sorte de dragon monstrueux, afin de restituer le trône à la Reine Blanche.

 Interprétée par Anne hathaway, époustouflante dans sa robe de conte de fées, et incroyablement grâcieuse : sa démarche à elle seule semble être une danse.

Et puis Johnny Depp en Chapelier complètement loufoque. Contre toute attente, ce chapelier est un des personnages clé du film. À la fois fou - " pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? " - et complètement lucide - " je n'en ai pas la moindre idée ", je n'imagine personne d'autre dans ce rôle. Probablement parce qu'il n'y a que lui pour parvenir à garder un certain charme malgré une tignasse et des sourcils démesurés d'un orange flamboyant...

Sur ce je m'en vais passer un après-midi en mode Marmotte (couette, bouquin et chocolat chaud).

xo, Aurore.

samedi, mai 29, 2010

Acheter, c'est MAL.


Sur cette photo y a une part de moi qui aime leur vie. 
Mais y a aussi une part de moi qui aime leur look.

Au fait, si vous trouvez le nom du film dont est tiré cette photo, je vous tire mon chapeau. 
Et si en plus vous l'avez en DVD et vous offrez de me le prêter, vous aurez ma reconnaissance éternelle (ça vaut tous les cadeaux du monde, on est d'accord)

Bien plus qu'un article, ceci est un aveu. 

Il y a deux Aurore. 

Il y a Aurore qui aime retourner à ses instincts primitifs, qui aime la nature et aurait rêvé de vivre au temps où on pouvait porter des jeans pattes d'eph, partir en week-end avec les copains et une guitare, fumer de l'herbe bio (haha) dans un champs de coquelicots. Aurore qui rêve de mettre toute sa penderie en vente sur Ebay afin de verser les bénéfices à une association caricative, pour ensuite ne vivre que d'amour, d'eau fraîche et de culottes Petit Bateau - j'aime les animaux donc, NON je ne vêtirais pas de peaux de bêtes sauvages ! 

MALHEUREUSEMENT, si cette Aurore-là fait occasionnellement surface, elle est très fréquemment remplacée par cette Aurore-ci :

Aurore qui lit Vogue dans la bibliothèque du lycée après les cours, consulte quotidiennement (!) Urbanoutfitters.com pour voir les nouveautés - et malheureusement, des nouveautés, il y en a TOUS LES JOURS - se creuse la tête tous les matins pour assortir ses chaussures à sa ceinture et considère que Sex & The City est un film culte voire sacré. Dépense de l'argent. 

Triste tableau n'est-ce pas ? Je vous le dis honnêtements, j'ai honte. Régulièrement. Mais pas tout le temps, faut savoir vivre en paix avec soi-même des fois ; c'est important et puis mince, chacun ses vices.

Manger du chocolat rend heureux - scientifiquement prouvé. Faire l'amour rend heureux - scientifiquement prouvé également. ACHETER des TRUCS, ben j'affirme que ça rend heureux aussi. 

C'est tout bête n'est-ce pas.

La raison de cet article c'est que j'essaie de me faire dé-culpabiliser pour avoir, en l'espace de quatre jours, acheté un maillot de bain, un sweat à capuche gris, un short en jean, un parapluie - OUI. à l'aube du mois de Juin. Même pas honte ; j'ai une excuse en béton armé : dans le parapluie y a un imprimé de ciel bleu avec d'adorables cumulo nimbus blancs, et ça je trouve que c'est un concept totalement magique. J'ai donc décidé de jouer la carte de la prévention et d'acheter du ciel bleu pour tous les mois de Novembre à venir - et puis un sac à dos - parce que c'était franchement abordables, que les 25 avis de consommateurs étaient TOUS positifs, et puis que de toute façon, on est bien d'accord, on a toujours besoin d'un sac à dos. 

Et puis j'ai une autre excuse, générale cette fois-ci : à part de la pâte à pancakes, j'ai rien acheté depuis que Papa&Maman sont rentrés en France. C'est à dire plus d'un mois. Ah, tout d'un coup on voit les choses d'un autre oeil, hein ?

De toute façon, j'ai bien réfléchi à tout ça et j'en ai conclu que je pouvais dormir sur mes deux oreilles : les deux Aurore ne sont pas incompatibles. Je peux devenir hippie. Je peux devenir super-stylée. Je peux devenir une hippie super-stylée.

xo, Aurore.

jeudi, mai 27, 2010

J'aime pas...



J'aime pas écrire sur mon ordi. C'est un truc, j'ai essayé, à plusieurs reprises même, mais non, je peux pas. Les programmes de traitement de texte, je déteste. Déjà au collège, Open Office me filait des boutons. Sans parler de Word. C'est laid, c'est froid, carré, bref, totalement inesthétique. 

Jusqu'ici, il me fallait mon Bic - non, encore mieux, un stylo PLUME tellement je suis old-school et tout - et du papier - et oui pourquoi pas Parchemin ou Papyrus pendant qu'on y est hein. 
Et puis mon iPod. 

En fait mon problème a été partiellement résolu quand j'ai fait l'acquisition d'un Macbook, parce que le seul programme disponible dessus c'était TextEdit ; plus minimaliste tu meurs (je recherche encore la barre des outils) et que je n'ai donc pour ainsi dire jamais utilisé. 
Tu parles d'une solution.

Et Dieu créa Ommwriter.





Ommwriter, c'est un logiciel de traitement de texte, et ça ressemble donc à ça :




C'est fou hein ? et complètement inspirant. D'abord il y a le choix (restreint certes mais tout de même) de fonds d'écran, tous plus épurés les uns que les autres. 
Puis la musique d'ambiance. Ca va de la musique à proprement parler au chant des cigales en passant par le bruit des vagues sur la plage.
Et enfin, mon favoris, c'est le son des touches. J'adore celui qui fait genre vieille machine à écrire.

Et puis surtout, OmmWriter, ça te prend tout ton écran comme quand tu regardes un film. Du coup, pas de fenêtre MSN ou Skype venant s'incruster dans le paysage, pas de logo Facebook (synonyme bien connu de tentation = glandouille pendant trois-quart d'heure à espionner le mur de mes confrères).

Bref, c'est génial et si vous voulez télécharger (gratuitement) c'est là :


Petit bémol cependant : aux dernières nouvelles, ce n'est disponible que pour Mac...

Sur ce je vous laisse, avec la petite vidéo de démo.

xo, Aurore.



mardi, mai 25, 2010

Vintage.





Suis-je la seule à trouver que ces photos sont géniales ? J'adore. J'adore le piqué, j'adore les couleurs passées. Elles ont été prises samedi dans le Michigan, par Jim, avec un vieil argentique. En le voyant sortir son appareil à l'aspect antique je n'ai pas pu m'empêcher de m'exclamer " nice camera ! " et lui de dire " kind of... I bought it for five bucks ". 
Cinq dollars. OK. 
J'ai trouvé ça génial. Moi qui avais pris la décision de ne plus jamais emmener le moindre appareil photo numérique à la plage en raison de leur fragilité (et du prix...) et tout et tout, voilà qu'on me livrait la solution sur un plateau.
Et encore, je n'avais même pas vu le résultat. Ben j'adore, c'est encore mieux que ce que j'imaginais. Je trouve le rendu super adapté à des photos de vacances en fait.
J'envisageais aussi la solution du polaroïd. Mais c'est plus encombrant, et puis bordélique comme je suis, je me connais, je répandrais toutes mes photos aux quatre vents ; et puis le format me tente un peu moins. 
Bref, voilà comment je me retrouve à écumer Ebay à la recherche du vieil argentique pas cher, qui marche et puis je veux qu'il soit un peu beau aussi (j'suis pas une fille pour rien hein).
Bonne reprise demain !

xo, Aurore.

dimanche, mai 23, 2010

Prom week-end !

Haha et oui, j'en avais rêvé, vous en ai parlé et y ai assisté (le nouveau veni vidi vici, soit dit en passant). Le Prom c'était un peu la consécration, la cerise sur le gâteau de mon année passée ici quoi...
Le truc c'est que ça arrivait un vendredi, et on avait cours, ce qui était trop nul parce que le jour du prom tu es censée passer la journée (oui. la journée) à te préparer pour être la plus belle pour aller au bal, en mode Cendrillon quoi.
Enfin là on est sortis à 1h (trop sympa). 
Comme je vous en avait fait part précédemment, pas de rendez-vous chez le coiffeur pour moi. Juste ma soeur, et une gentille copine qui assure en coiffure.

Sam & Kelsey en pleine expérimentation Coiffesque. (vous noterez au passage qu'elles se ressemblent comme deux gouttes d'eau c'est fou hein ?)


Dernières retouches... Une tonne de laque plus tard... mes cheveux n'ont pas bougé de la soirée, ça c'est sûr !

Une heure, ça a pris (ah oui quand même). Et j'ai juste eu le temps de sauter dans ma robe - littéralement, et vu l'étroitesse de la chose, ça n'avait rien de franchement aisé - avant que Kevin arrive, frais comme un gardon - j'adoooore cette expression. 


Lui attacher la boutonniere c'est limite une cérémonie. Légèrement désacralisée en l'occurence, vu qu'avec mon adresse légendaire j'avais trop peur de le tuer avec les épingles.

Pour lui en revanche c'était nettement plus facile de me mettre le corsage au poignet (oui je sais, un corsage au poignet c'est un rien contradictoire, m'enfin bon...) puisqu'il s'agissait d'un simple élastique. 

Je l'ai conservé, dans la boîte, au frigo. J'y ai jeté un oeil ce matin et les fleurs avaient l'air nettement moins fraîches, allez savoir pourquoi...

Et puis après on est allé chez Matt Kenahan (qui est la caricature typique du joueur de football super-populaire, consacré roi du bal et tout et tout) pour prendre des photos dans sa super maison devant son super piano.



Avec Rafael et sa cavalière.


Il y a plein d'autres photos qui ont été prises mais malheureusement pas avec mon appareil donc je ne les ai pas, enfin pas encore. 

BREF après ça on est tous retournés au lycée pour prendre le bus (je dois dire que c'était LA grosse déception. Pour éviter les problèmes d'alcool/drogue, le lycée a décidé qu'on ne pourrait pas conduire jusqu'au bal) et nous rendre dans la salle de bal.

Le thème, c'était Paris. Je dois avouer que je n'ai rien vu de spécialement parisien, mis à part la tour eiffel dans le hall mais bon. A part ça, le bal en lui-même, c'était génial. Comme on a rien de comparable en France je dirais que ça ressemblait à une sorte de mariage. Enfin un mariage super-sophistiqué où tout le monde se serait habillé comme pour les Oscars/le festival de Cannes/un défilé Dior haute-couture. On a passé toute la soirée à danser, bref, une nuit de folie, haha.

Après le bal on est allé chez les Hallines (des jumeaux) qui avaient un bonfire. C'était assez marrant de voir toutes ces filles à l'allure incroyable deux heures auparavant, avec les cheveux défaits, portant des tongs sous leur robe ou plus de robe du tout mais un short de basket et un sweatshirt ; et puis tout le monde super fatigué et s'apprêtant à passer une nuit trèstrès courte. 

En effet, le lendemain on était tous censés partir à 9h. Déterminés donc à partir très très tôt, nous avons finalement courageusement décollé  à 11h, petit-déjeuner macdo sur les genoux dans la Mustang de Josh Correa. Direction : les Dunes, dans le Michigan. 

Il a fait un temps super et on a passé une journée géniale, entre frisbee, beach volley, escalade des dunes, farniente au soleil, étalage d'argile dans la rivière (ah, oui on se serait cru dans Full Metal Jacket, dit la fille qui n'a jamais vu le film mais envisage de le voir) et baignade... vivifiantes - traduction : l'eau était... FROIDE. On était à peu près une quinzaine, vingtaine, peut-être trente en fait. Certains sont rester camper pour la nuit mais une dizaine d'entre nous sont repartis à la nuit tombante.

De retour à la maison j'ai dormi 11h non-stop et puis me voilà, j'en ai pris plein la vue pendant les deux derniers jours et j'ai du mal à croire que demain, retour au lycée...

Bonne semaine à vous !

xo, Aurore.




mercredi, mai 19, 2010

Sick (au mois de Mai. c'est beau hein ?)

Aujourd'hui, je suis malade. Enfin j'ai la crève. Mais du coup ça a un gros avantage : je re-découver le sens du mot Maladie. Faut dire qu'à part la grippe de l'hiver dernier (la seule, première et, espérons-le, Unique de ma vie) j'ai un système immunitaire du tonnerre, si si je vous assure. 

Bref, en dépit de tout cela, je déambule en pyjama dans la maison, piochant allègrement des Kleenex dans lesquels je trompette bruyamment. Le tout ponctué de reniflements tragiques et larmoyants. Héhé, n'est pas Drama Queen qui veut.
BREF, avec un peu de chance j'aurais récupéré complètement vendredi pour le Prom.

D'ailleurs lundi soir avec ma soeur on a commencé un peu à regarder pour mes cheveux. Super important. Parce qu'il était hors de question que je prenne un rendez-vous chez le coiffeur (un rendez-vous chez le coiffeur, si on se fait pas COUPER les cheveux, vous pouvez m'expliquer l'utilité ? hein ? hein ? c'est pas du gaspillage ça ?) histoire de me faire tripoter la tignasse dans le seul et unique but d'en resortir trois heures plus tard avec 480 épingles à cheveux plantées dans le crâne. De toute façon je suis sûre que le résultat aurait été beaucoup trop sophistiqué pour moi et je l'aurais pas supporté plus de deux heures.

Mais même en échappant audit coiffeur, j'ai quand même été obligée de passer la soirée à discuter chevelure, laques et épingles à chignon. Trop cool.

Je vais également essayer de me soustraire au vernissage d'ongles. C'est pas dit que je réussisse parce que tout le monde insiste BEAUCOUP là-dessus. Soit-disant c'est capital et tout. Je supporte pas le vernis à ongles. C'est très jolie sur les autres mais moi ça me donne l'impression d'être handicapée. Comme si ça pesait super lourd au bout de mes doigts. Et puis en plus faut faire attention à pas l'abîmer, et là sérieux j'ai pas que ça à faire. 

Idem pour le rouge à lèvres. J'y ai pas encore eu droit. Dieu si tu existes, fais que j'y échappe. Je déteeeeeeeste le rouge à lèvre. Déjà petite si y avait bien un truc que j'appréhendais c'était l'hiver, parce qu'il fallait mettre du Labello. Bon ça s'est passé parce que j'ai quand même (et heureusement) réalisé depuis que les lèvres gercées, niveau glamour c'est pas le top. Mais mon aversion pour le rouge à lèvre est restée et demeure. Et encore, je ne vous parle pas du GLOSS qui reste et restera pour toujours à mes yeux un instrument du diable. 

Et moi qui pensait que pour le bal de promo, la seule chose qui importait vraiment était la robe... pauvre naïve !

Et même pour cette histoire de robe, je m'y étais prise un peu en retard. J'attendais le coup de coeur, enfin non, pour être honnête j'attendais plutôt d'être à New York.
Finalement les deux sont arrivés en même temps (le coup de coeur à New York, voilà ce que je veux dire). À tout hasard en fait, en sortant du MET, alors qu'on se promenait sur Madison Avenue. Je vous en avais parlé un peu vite fait, c'est là où il y avait la vitrine trop belle de Louboutin. Bref, c'est là qu'à tout hasard je suis tombée en arrêt devant celle de Betsey Johnson. Parce qu'à l'intérieur il y avait un rêve de robe. Rose pâle et mousseuse comme une barbe à papa. Les volants, allez savoir pourquoi, m'évoquaient un coquillage. Maman a dit " j'ai l'impression qu'on est en train de choisir ta robe de mariée "


En vérité je ne l'ai pas essayée ce jour-là, mais le lendemain dans la boutique de Soho. Betsey Johnson c'est super girly et un poil rock n' roll en même temps (bon là ça se voit pas hein). J'ai pas de photos de la boutique, dommage, mais ils avaient des tas de trucs délirants que j'aurais jamais envisagé de porter en temps normal.

Par exemple cette robe au bustier couvert de paillettes. Même si, à la réflexion, je l'aime pas du tout.


Et puis celle-là, de style un rien Baroque :


Mais mon coeur était déjà pris et il appartenait définitivement à celle-ci :


J'ai beaucoup aimé faire les essayages ; en plus la vendeuse était adorable (de toute façon les Américains sont tous super souriants et ça c'est franchement rafraîchissant) mais en raison des prix LÉGÈREMENT excessifs (quelle surprise !) je suis rentrée à Chicago sans robe.

Cela dit je voyais le temps filer et la date fatidique (façon de parler) se rapprocher. Alors il fallait faire quelque chose. Avec Maman on a passé une matinée à Bloomingdale's. Là, trêve de plaisanterie, il fallait passer aux choses sérieuses. On a emporté une brassée de robes en cabine et puis j'ai tout essayé, sous le regard amusé de la vendeuse.


J'aimais beaucoup celle-ci, en soie couleur champagne, mais elle était un peu trop simple à mon goût, et un peu longue aussi.


Faut dire que, n'atteignant pas le mètre soixante, je ne peux pas me permettre n'importe quoi. Par exemple j'aurais adoré porté une robe de Cendrillon, très longue et bouffante. Mais vu ma taille j'aurais juste ressemblé à un Champignon. Donc non merci, je préfère les petites robes.

J'ai aussi longuement hésité à prendre celle-là :


A cause de la couleur, parce que, allez-savoir pourquoi, je faisais une fixette sur le rose. 



Au final j'ai opté pour un tout autre style, que je vous montrerai dans les jours qui suivront le Prom. On a trouvé les chaussures et la pochette à Nine West, qui est à la chaussure ce que le vêtement est à H&M, et une étole à Bloomingdale's. 


Bon en fait cet article est bien plus long que ce que j'envisageais au départ. Mais c'est parce que je suis toute seule à la maison et je m'ennuie comme un rat mort - quelle expression raffinée. Je vous laisse, je vais regarder le dernier épisode de la saison 3 de Gossip Girl !
(au fait, toutes les photos ont été prises par ma Maman, qui fait plein de progrès en photographie !)

xo, Aurore.




dimanche, mai 16, 2010

Pourpre.



Pendant plusieurs mois j'ai vécu dans la certitude que je pourrai rapporter tous mes magazines en France. Ce que je peux être bête parfois. 

Je suis abonnée à trois mensuels. Dans un mois cela en fera dix (de mois) que je suis ici. Pas besoin d'être un génie des mathématiques pour comprendre que la pile de papier glacé restera ici... 

C'est idiot mais ça me rend triste. 
Je garde toujours TOUS mes magazines. 

Alors oui il reste généralement entassés dans un coin de ma chambre, ils encombrent les étagères et je ne les ouvre plus jamais après les avoir lu une, voire deux, voire trois fois maximum. Mais quand même. 

Ils constituent un élément décoratif de bon goût en plus - un jour j'ai vu la photo d'une chambre avec une pile de magazines ficelés en guise de table de nuit. C'est pas une idée géniale, hein ? Cela dit, niveau stabilité j'ai des doutes.

Bref, je suis drôlement embêtée - surtout pour les NYLON, j'adore leurs couvertures qui sont toujours super colorées. 

Et puis toutes les images que je vais perdre aussi. Ben oui, si dans dix ans je me dis soudainement " hé, je me demande bien qu'est-ce que j'avais envie de porter pendant l'hiver 2009-2010 " - ouais je plaisante. À moitié. 

Et puis finalement j'ai trouvé la solution à tous mes problèmes en décidant de découper tout ce qui me plaisait pour ensuite tout coller en vrac dans mon cahier d'économie du premier semestre (chut. j'adorais mon prof mais les cours beaucoup moins).

Sérieux, ça me plaît de faire ça. Je retrouve la gamine en moi qui se remet aux travaux manuels, armées de ciseaux et de trois tubes de colle - et éventuellement une boîte de craie trouvée par hasard dans un tiroir. 

J'essaie de trier un peu quand même pour que le tout ne ressemble pas à un joyeux bordel réalisé par une classe de CP.

 J'ai fait deux double-pages consacrée au Militaire, et deux autres à McQueen (R.I.P) par exemple. Et puis ça aussi :



Richard Chai Love dans NYLON magazine



campagne de pub Chanel



séries mode de NYLON magazine et Harper's Bazaar - en haut à droite, photo de Juergen Teller pour le parfum Daisy de Marc Jacobs



Rag & Bone printemps/été 2010

Ah et j'ai faillis oublier le pourquoi du comment du titre de cet article. En fait j'ai découvert le site Pourpre.Com, un dictionnaire des couleurs, avec toutes les nuances possibles et imaginables - ou presque. Maintenant je sais faire la différence entre le gris perle, le gris tourterelle, et le gris anthracite. Des connaissances précieuses. 

Sur ce je vous laisse et vous souhaite un bon retour au boulot !

Je reviens dans la semaine, juste pour  vous montrer les photos des essayages pour ma robe de bal de promo !

xo, Aurore

samedi, mai 15, 2010

Cinnamon Roll ! Cinnamon Roll ! Cinnamon Roll !

Ce matin avec ma soeur on a préparé des Cinnamon Rolls (ou roulés à la cannelle). Enfin plus exactement, on a sorti la pâte de la boîte et on l'a mise dans le four. C'est magique. Je sais qu'on les a pas en France, alors en rentrant il faudra que je me débrouille pour les faire moi-même. J'ai trouvé une recette. Ca a l'air long. Des volontaires pour me dire si c'est bon ?

Préparation : 30 mn
Cuisson : 20-25 mn

Ingrédients (pour 12 rolls) :
- 1 tasse d’eau tiède (235 ml)
- 1 oeuf
- 3 tasses de farine à pain (410 g)
- 1/4 tasse de sucre blanc (50g)
- 3 cuillères à soupe de lait en poudre
- 1 1/2 cuillère à café de sel
- 5 cuillères à soupe de beurre ramolli (75ml)
- 1 cuillère à café de levure de boulanger instantanée (5 ml)
- 1/3 tasse de beurre (75g)
- 1/2 tasse de glace à la vanille (65g)
- 1/2 tasse de sucre brun (70g)
- 1/2 tasse de beurre, ramolli (pour étaler) (115g)
- 1 cuillère à soupe de cannelle en poudre
- 1/2 tasse de sucre brun (110 g)

Préparation :

Placer l’eau, l’oeuf, la farine, le sucre blanc, le lait en poudre, le sel, 5 cuillères à soupe de beurre et la levure dans un grand saladier et pétrir l’ensemble jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Laisser lever.

Si vous en possédez un, utilisez un appareil à faire le pain, sur la position 'pâte'.

Pendant ce temps, dans une petite casserole, faites fondre 1/3 tasse de beurre. Ajoutez 1/2 tasse de sucre brun et la crème glacée, puis portez à ébullition et faites cuire pendant 2 mn. 

Verser ce caramel dans le fond d’un moule de 9 x 13 pouces (20x30cm).

Préchauffer le four à 350°F (175°C).

Lorsque la pâte est prête, posez-la sur une surface légèrement farinée. Formez un rectangle. Etalez le beurre ramolli et saupoudrez de cannelle. Ecrasez 1/2 tasse de sucre brun par dessus. Roulez la pâte sur elle-même, et scellez le rebord.

Découpez 12 Rolls et placez les dans le moule caramélisé. Laissez lever jusqu’à ce que le volume ait doublé (environ 45 mn).

Faire cuire à 350°F (175°C) pendant 20 à 25 mn, jusqu’à ce que le dessus soit doré.



Les photos je les ai prises hier soir depuis la fenêtre de ma chambre (parce que flemme de franchir la porte d'entrée) juste avant de sortir (cherchez l'erreur) pour aller à un bonfire - qui consiste à appeler des gens pour les réunir autour d'un feu dans ton jardin - chez un pote républicain - c'est son droit vous me direz ; désolée il fallait que je le signale je sais pas pourquoi j'ai pas pu m'en empêcher je dois être d'humeur à vouloir déclencher des polémiques tiens.

Je repasserai par là demain !

xo, Aurore.