samedi, octobre 24, 2009

Sick.

 
Je suis un peu à la traîne effectivement. La voici, la vidéo du half time du match de la Senior Night. Encore une fois : prévenez-moi s'il y a un quelconque problème de lecture... et pardonnez-moi, je suis une assez médiocre cameraman. Quand au montage final, je débute avec iMovie donc bon c'est vrai que c'est un peu fait à l'arrache.
A part ça je suis malade depuis deux jours, c'est pas chouette. Ca va mieux aujourd'hui, enfin je n'ai plus de fièvre donc c'est plutôt bon signe, mais hier j'étais vraiment réduite à l'état de ver rampant (normal). J'ai passé les trois-quart de la journée à dormir, je n'ai quasiment pas mangé (preuve que je suis VRAIMENT malade) et j'étais si fatiguée que j'étais même incapable de lire. En gros j'ai dormi jusqu'à 18h (non je n'ai vraiment pas fait la java toute la nuit précédente), me suis réveillée pour une heure et suis retournée au lit à 19h... 
Résultat ce matin : fièvre tombée et debout à 4h, et j'ai (enfin!) trouvé l'énergie nécessaire pour commencer à (re-re-)lire La Peau de Chagrin. Pardon mais sans exagérer, ce bouquin me transporte.
Mais je n'ai pas pu danser. Je n'ai pas pu danser, je n'ai pas pu danser, je n'ai pas pu danser. Je ne suis pas allée au lycée je ne suis pas allée à l'audition, je n'ai pas pu danser et (plus grave) : JE NE DANSERAI PAS.
Vous n'imaginez pas à quel point je suis déçue. Et triste... J'ai bien des cours de danse, mais ça n'a rien à voir. La compagnie de l'école travaille avec de vrais chorégraphes, et ils ont un spectacle à la fin de l'année. 
Stupide grippe. (hé, j'ai pas la grippe A hein)
Voilà, bon week-end... et bonnes vacances pour tous les fainéants ;-)

xo, Aurore.

Mise à jour le Samedi 24 :
J'ai une chance inouïe - bon peut-être pas inouïe mais j'ai de la chance. Je repasse mon audition quand je suis guérie... soit à la date de mon choix. :-D
Sinon ça fait trois jours que je reste enfermée chez moi sans rien faire. C'est très malsain si vous voulez mon avis. Ca commence à m'ennuyer un peu c'est vrai. J'aime bien dormir, j'aime bien Balzac, j'aime bien feignantiser (le verbe qui existe pas, désolée enfin je suis sûre que vous avez compris l'idée générale), mais y a des limites... enfin ce soir on sort pour manger (aha elle est là, la vraie Aurore) donc c'est cool. Il faut juste que je pense à changer de pyjama, pardon, de vêtements.



lundi, octobre 19, 2009

Senior Night

Vendredi soir, Senior Night, donc en fait le dernier Homegame de la saison, ce qui n'est pas cool, mais alors pas du tout. Du coup j'ai pris des vidéos des Twirlers (majorettes), marching band et pom(pom girls) que je vous montrerai dans la semaine. Pas trop de temps ce soir parce que j'ai une interro d'allemand demain.

Vendredi soir j'ai également raté une invitation à sortir et du coup j'avais plutôt envie de me flinguer. C'est vrai quoi. Soit j'ai vraiment pas de chance, soit je suis juste vouée à rater ma vie sociale.

Samedi j'ai retrouvé Sid dans un café. On a parlé pendant trois heures de tout et rien, il m'a prêté " Les séquestrés d'Altona " de son pote JP Sartre, puis un autre pote à lui au nom imprononçable est venu nous rejoindre, avec une certaine Katie et une autre amie à elle. Mon frère d'accueil G. m'avait recommandé de rentrer à 17h, s'il a cru que j'allais l'écouter il s'est mis le doigt dans l'oeil jusqu'au tibia (charmante image j'en conviens). A 19h, lui et mes parents d'accueil sont passés me chercher pour aller à Riverforest. Vous souvenez-vous de Marcel, l'allemand ? Sa famille d'accueil a une immense maison là-bas, absolument magnifique. Ils hébergeaient une exposition de photos. J'ai oublié le nom du photographe mais il est super jeune, 25 ans tout au plus. Il exposait des photos de guerre, d'Afghanistan. C'était vraiment intéressant, voire carrément émouvant (il y avait des diaporamas qui passaient et j'avais franchement envie de pleurer). 

Vers 21h Kevin est passé me chercher avec trois de ses amis et on est allé dans un restau mexicain, où on est resté jusqu'à minuit. Résultat : j'ai raté une seconde invitation à sortir. OK, je suis un désastre.

Aujourd'hui rien de franchement excitant. Ce soir j'ai retrouvé Sid sous le Swinging Bridge (Cf. photos) et après je suis rentrée faire le repas Français (velouté de courgettes et tarte aux pommes). 

Je reviens dans la semaine pour les vidéos.

xo, Aurore.


Denis a dit…


C'est vraiment très agréable de lire ces "Lettres d'Amérique", et très intéressant aussi de lire l'écho qu'elles suscitent auprès de tes lecteurs. Ce qui me surprend, c’est que très peu de ceux-ci, que je sais très nombreux, te mettent un commentaire, et je devine que parfois la pudeur les empêche de t’en proposer un sur le blog, et je suppose donc qu’ils préfèrent t’envoyer un email, c’est dommage, mais peut-être un peu complémentaire. Alors à tous ces lecteurs timides, j’adresse ce message : « vous êtes admiratif de la prose d’Aurore, alors écrivez ! Vous pouvez le faire ! il suffit d’oser ». Je sais que vous êtes très nombreux car certains d’entre vous m’en parlent…

Réagissez ! Je sais, je fais peu de commentaires moi-même, mais c’est parce que je me retiens, et j’écrirais plus souvent s’il y en avait plus car je serais alors noyé dans la masse, mais je ne veux pas que l’on remarque trop ce Père qui se mêle de tout.



Souvenirs de la Senior Night




vendredi, octobre 16, 2009

Flash.

J'ai deux interros demain. Urban Studies et Economy, sachant déjà que je vais rater celle d'éco, je choisie de réviser Urban Studies. Sur la pauvreté et les sans-abris, donc un sujet léger, futile et agréable...
Une bonne nouvelle aujourd'hui : George n'a pas perdu son boulot, donc à la maison on s'estime tous heureux. Ouaip, on l'a échappé belle.
A part ça.
Les rues et les maisons s'emplissent de décorations pour Halloween. J'ai déjà quelques photos (et deux énormes citrouilles en plastique posées sur le piano) mais j'attendrai probablementle jour J (le 30?Le 31? je sais jamais) pour vous les montrer. C'est pire que Noël à Pournoy-la-Grasse. Bon cette référence ne parlera sûrement pas à beaucoup, j'en conviens, mais bon.
La saison pour le cheerleading sera terminée en Février je crois, du coup je prévois autre chose à faire, c'est à dire que je vais essayer d'intégrer la troupe de danse du lycée. Il y a une audition le 21 donc la semaine prochaine, il paraît que c'est super facile sachant que pleins de filles arrivent là sans avoir dansé de leur vie.
Il faut que je vous parle d'un truc aussi. Depuis que je suis arrivée c'est à dire il y a plus de deux mois, je ne lis plus. Je vous jure, moi aussi je m'effraie. A la place le soir je regarde des Walt Disney. Je ne sais pas ce qui est pire : ne plus lire, ou regarder des Walt Disney, le problème c'est que je fais les deux.  
Je n'écris quasiment pas aussi. Enfin non, pour être honnêtre, je n'écris pas du tout. Et comme je ne fais pas de maths, je suis certaine qu'à présent je suis incapable de faire une addition à trois chiffres. Déjà que je ne connaissais pas mes tables de multiplications (si je vous assure. passé 3x6, c'est terminé pour moi)... Je vais revenir en france à l'état de légume lobotomisé. Cela dit, un légume lobotomisé MAIS qui parle anglais, ce qui n'est pas si mal, hein ?
Sinon, hier je suis allée voir le marché avec Patti (pour acheter des citrouilles. j'ai l'art et la manière de savoir choisir les citrouilles parfaites).
Un type qui tenait un stand de fruits et légumes a engagé la conversation en déclarant qu'il avait une petite fille qui venait de Chine. Enchantée, monsieur. Après il m'a demandé si je venais de Chine aussi. S'il n'avait pas eu l'air aussi gentil je lui aurais balancé un regard tellement mauvais qu'il aurait regretté toute sa vie de m'avoir posé cette question. En fait, la gamine a six ans et a besoin d'une baby-sitter... 
Je vous vois d'ici. On ne rit pas. Bien sûr que non, Aurore Jacques n'aime pas les enfants. Mais n'empêche. Ma liaison AFS m'a dit qu'ici c'était le genre de job sympa et pas mal payé du tout. Le cher monsieur m'a laissé ses coordonnées, je suis tentée d'essayer. OK, je n'ai jamais fait ça de ma vie et, OK je vais sûrement m'y prendre comme un manche à balais. Il y a une première fois à tout. Et puis même, les enfants m'aiment bien (des fois). 
Encore un bénéfice que j'aurais tiré de mon expérience américaine : Aurore Jacques reconvertie en super Nanny. Hum, c'est vrai que dit comme ça, ça fait assez peur. Non s'il vous plaît n'imaginez pas la catastrophe d'avance, j'y arrive très bien toute seule.
Il y a un autre truc que j'ai envie de faire ici, c'est m'acheter un appareil photo. Mais genre un vrai. C'est à dire, mieux que le Panasonic Lumix que j'ai enterré dans le sable avant de venir, et bien bien mieux que le Casio Exilim que mes parents m'ont généreusement offert juste après. 
C'est à dire qu'à un moment donné, entre onze et quatorze ans je crois, j'étais super interessée par la photo. En arrivant au lycée américain, je voulais prendre les cours de photos, sauf qu'ils étaient pleins... 
Et en passant en revue ma bibliothèque Iphoto je suis tombée sur quelques clichés. Sérieux, je me débrouillais pas mal, pour une gamine équipée d'un appareil plus gros qu'elle avec 3.5 mégapixels (ok, c'était en 2005). Je faisais poser Mégane sur une branche d'arbre, dans la baignoire, dans un champ. On y passait des heures, pour seulement une poignée de photos. Je retouchais à coup de Photofiltre. Et j'aimais ça, j'aimais vraiment. 
Sur ce je vous laisse. Lyndon B. Johnson et le Chicago Housing Authority n'attendent que moi. Ah, les joies de la vie de lycéenne...
xo, Aurore

La première photo est marquée parce que c'est la seule qui est d'origine... Je crois que je l'avais utilisée pour un projet d'art plastique aussi. Les autres sont fraîchement retouchées avec Iphoto (je n'ai pas encore pris la peine de télécharger autre chose en fait)









 

lundi, octobre 12, 2009

Ceci est bien plus personnel.

  
J'ai le droit de prendre un day-off où je sèche les cours parce que j'ai envie de dormir. Enfin peut-être pas le droit mais en tout cas ça n'a rien de grave, et rien à voir avec une envie d' " isolement ". Une envie de Dormir parce que je ne l'ai pas fait du week-end, certes, je ne dis pas.
Ensuite je ne vois absolument pas ce qu'il y a d'inquiétant, à ce que j'explique simplement que j'apprécie beaucoup Sidney, qu'il est mon seul ami proche ici et la seule personne à même de comprendre.
Il n'y a absolument pas matière à vous inquiéter. Je conçois que ce soit difficile à comprendre, mais mon style d'écriture y est peut-être voire sûrement pour quelque chose. Et il y a des fautes dans cet article, je n'ai pas le temps là-maintenant-tout-de-suite mais je vais y remédier bientôt.


Aujourd'hui je ne suis pas allée en cours, je n'en avais ni l'envie, ni le courage.
Cette photo vient du Facebook du concerné.

Il y a quelqu'un dont il faut que je vous parle. J'ai déjà parlé de lui bien sûr, mais pas autant que j'aurais dû peut-être.
J'ai vu Sidney pour la première fois dans l'aéroport de Paris Orly. On ne pouvait que le remarquer. Avec ses longs cheveux, son baggy et son immense veste en cuir. Son air de je-m'en-foutisme, et pas de parents pour l'accompagner, il détonnait tellement parmi cette foule de filles et fils de bonnes familles, en polo Ralph Lauren et jeans étroits.
Il y a certains d'entre vous (je pense à Un en particulier) qui m'ont avoué ne pas lui avoir trouvé l'air très sympathique, sur les photos. Je ne vous cacherai pas que moi non plus, je ne l'ai pas trouvé formidablement sympathique à ce moment-là. La première chose que j'ai pensé est " mon dieu, quel look, qu'est-ce qu'il peut bien faire ici, ça ne peut pas VRAIMENT être un AFSeur, si ? ".
Mais si.
Quand on s'est tous engouffrés dans l'avion je n'avais plus du tout la tête d'une fille qui avait passé une demi-heure à pleurer. En cherchant ma place, je l'ai trouvé lui. Je crois qu'il portait ses lunettes de soleil, et ça ne me l'a rendu que plus antipathique. On s'est assis, présenté, et la première chose dont je lui ai parlé est Charlie (le boyfriend, si vous n'avez pas suivi). Et quelques heures après le décollage je lui ai demandé si je pouvais mettre ma tête " là " ce qui désignait en fait son épaule droite. J'ai dormi un certain temps et il m'a annoncé qu'il n'en avait plus (d'épaule). Je sais que ça peut paraître bizarre pour une première approche. Mais je suis comme ça, je n'ai aucune pudeur ni aucune gêne. 
Je crois bien que Sidney et moi n'avons pas beaucoup parlé pendant le trajet. Et je ne sais plus quand est-ce qu'on a réalisé qu'on irait dans le même lycée.
Pendant l'Orientation, à l'arrivée, il était un des rares français. L'après-midi avant qu'on rejoigne nos familles, on m'a annoncé qu'il partagerait la mienne avec moi, juste pour trois jours. Non, je n'étais pas ravie, je n'ai pas exactement sauté de joie.
Les jours qui ont suivi non plus. Ce sale type avait l'air de savoir tout faire, et ça m'énervait. 
Il était plus âgé que moi, savait mieux parler anglais que moi, savait mieux jouer du piano que moi, savait mieux cuisiner que moi, et était manifestement bien plus doué pour les relations humaines que moi. Ses résultats scolaires indiquaient quelqu'un de particulièrement brillant, et sans compter qu'il était un snowboarder pro. En bref, insupportable. 
Oui, j'étais jalouse, parfaitement, et j'ai été un peu soulagée quand il est ensuite allé retrouver sa vraie famille d'accueil. 
Et puis avant que les cours reprennent, on s'est revu régulièrement. Pour prendre un café le matin à Brookfield, ou le petit-déjeuner. J'ai assisté, en témoin silencieux et passif, à toutes les péripéties concernant sa (ou plutôt ses, mais c'est une autre histoire) famille d'accueil. On parlait beaucoup et j'ai fini par apprendre à connaître ce sale type, qui au final me ressemble bien plus que je ne l'aurais cru. Il a des faiblesses, et des fragilités, que je n'aurais jamais soupçonnées. Il est intelligent, et ambitieux, mais son orgueil et sa fierté dissimulent énormément. Si je l'avais rencontré dans un autre contexte, je l'aurais sûrement détesté, mais ce n'est pas le cas. 
On a deux classes en commun au lycée, et généralement après les cours on passe une heure à traîner, désoeuvrés, à juste parler. Parfois on va chez Jam prendre un café à deux dollars ou un coca. Parfois on marche dans les bois au bord de la rivière pour aller s'asseoir sur le pont. Le week-end on va chez Grumpy's (le Grincheux). 
On se soutient ou on tente de se soutenir, parce que nous sommes deux dans notre solitude. 
Je me demande si c'est le hasard, mais ça n'y ressemble pas. Je retrouve bien trop de Moi dans Lui, pour que ça le soit. Je préfère ne pas rentrer dans les détails parce que ça le concerne. Mais il faut savoir. Il faut savoir à quel point Sidney Mompezat est important. 


dimanche, octobre 11, 2009

I'm such a good girl

 
J'ai failli vous parler de trucs hyper importants. Genre le prix Nobel de Barack, ou les mésaventures de notre ami Freddy. Et puis j'ai décidé que non. Si vous voulez savoir tout ce qui ne va pas en ce bas-monde, faites comme tout le monde, regardez TF1.
Pour ma part, je choisis la futilité. J'ai quinze ans et demi, les amis. 
Ouais, vous avez compris, aujourd'hui, j'ai fait du shopping.
Imaginez une paire de bottes, montantes au-dessus du genou, en daim noir, avec un talon de huit centimètres, soit la taille du talon idéale pour la vie de tous les jours. Parfaites, elles me vont comme un gant, sérieux j'ai l'air d'avoir 20 ans quand je les mets, elles viennent de chez Kenneth Cole et en plus j'avais une réduction de -30%  sur le prix. Vous les voyez ces bottes, vous les voyez bien ?
Ben, c'est celles que j'ai pas achetées.
Ouais, vous pouvez le dire que je suis une mouette, je vous en voudrais pas.
Du coup j'ai décidé que pour le prochain bal, en compensation de ce que je viens de rater, je m'achèterai the most beautiful dress ever. Et les chaussures assorties, parfaitement.
Mais du coup j'ai acheté quelques trucs (des trucs d'HIVER, oui) à American Apparel, soit un de mes (nombreux) enfers personnels. Et à Urban Outfitters (second enfer personnel) une paire de bottes en daim noir aussi, sauf que 1) elles sont plates 2) elles ne m'arrivent pas au-dessus du genou. Carrément moins glamour, carrément plus pratique. Et carrément moins cher, aussi, hum.
Il paraît que j'ai besoin d'être frustrée de temps en temps. Bon bah c'est réussi, parce que pour le coup je le suis. Vachement même. 
Avec Patti on a arpenté downtown Chicago toute la journée. Je sais je suis méchante. Cruelle, même. Seuls ceux qui sont déjà allés faire du shopping avec moi peuvent comprendre, je vous jure. Je suis tyrannique. Je veux tout et en même temps je veux rien. Je ne sais même pas de quoi j'ai besoin. Toutes mes bonnes résolutions pré-journée shopping ? Envolées, littéralement. Et j'ai plein de questions existentielles, du genre " est-ce que mes parents me tuent si j'achète ce/cette XXXX à XXX $ ? " ou encore " Combien de semaines/mois/années devrais-je économiser si jamais l'idée de m'offrir ce trench Burberry venait à effleurer mon esprit ? ". 
On a visité Barneys aussi. C'est super intéressant. J'espère que je vous rassure quand même un petit peu si je vous dis qu'acheter une robe Valentino ne figure actuellement PAS sur la liste de mes projets. Mais c'est toujours beau de rêver, pas vrai. 
Pour le lunch, on est allé chez Big Bowl. Le gros bol. C'est un restau Thaï, c'est super cool. J'y ai mangé the most fabulous mango cheesecake ever, meilleur que ça tu meurs, et j'ai pris un thé glacé à l'hibiscus. Ca existe je vous jure, le pire c'est que c'est bon.
Pour en revenir à ces bottes Kenneth Cole, sérieusement, j'ai cru que j'allais pleurer. Mais j'ai lutté, et je suis repartie sans. Ca veut dire que je grandis, non ? Ou que la crainte du paternel était plus forte que tout aussi. Ahaha, je plaisante :)
xo, Aurore.







samedi, octobre 10, 2009

American Life



Promis ce week-end je prends le temps de répondre à tous mes mails.
Si vous voulez tout savoir, il ne s'est pas passé grand-chose cette semaine. Il pleut, c'est moche.
En plus il y a le match dans genre une heure et demie... après je sors peut-être avec Kevin, je sais pas.
xo, Aurore.

Mise à jour, Samedi Matin :
Après une tranche de bacon et deux pancakes aux blueberrys ET maple syrup, 
je vais prendre le train avec Patti, direction Downtown Chicago.
Ils ont prévu de la neige très prochainement, si vous voyez où je veux en venir.
Hier après le match (on a gagné, 28 à 7 contre Fenton, vous savez, les Bisons) je suis sortie avec Kevin,
On est allé dans deux soirées et après chez lui pour... lire Huis Clos de Sartre. Ses devoirs de français.
J'ai fait Inès et Estelle, il a fait le Garçon d'Etage et Garcin.
Voilà, have a good day !
xo, Aurore.

lundi, octobre 05, 2009

Homecoming

C'est la troisième fois que je tente de trouver la motivation nécessaire pour écrire cet article. Je ne plaisante pas. Pour la peine ce sera sobre et sans fioriture ni rien d'autre. 

Journée du 3 Octobre :

10.30 : Kevin me dit qu'il passera me chercher vers 18h15, ensuite on va chez une amie à lui pour prendre des photos et après, Homecoming. C'est cool.
11.30 : rdv chez le coiffeur. Geordie est supposé y aller aussi mais il n'est pas encore au courant.
12.00 : Il est au courant. Il n'a vraiment pas l'air content. La coiffeuse me fait un brushing de dingue, j'ai l'impression que mes cheveux ont doublé de volume.
17.30 : Je suis sous la douche. J'ai attaché mes cheveux en un chignon ridicule pour ne pas les mouiller. Je me fous pas mal d'être ridicule sous ma douche. George est en train de faire des trous supplémentaires sur la bride de mes chaussures. 
17.40 : Je mets ma robe. C'est une BCBG Max Azria en soie bleue.
17.45 : Je mange une salade de poulet. La salade est trop vieille. J'ai enfilé une veste de Cheerleading au cas où je n'aie vraiment pas de chance et que je mette de la sauce pour salade césar sur ma robe.
18.10 : J'enfile mes chaussures en me préparant à passer une longue soirée de souffrance.
18.15 : Patti ne sait pas très bien se servir du bridge de George, c'est tout ce que j'ai à dire.
18.20 : Kevin m'envoie des messages : son beau-père qui a la voiture n'est toujours pas là.
18.30 : Je mange un cookie au beurre de cacahuète. Je me suis déjà lavée les dents, je m'en fous.
18.40 : Kevin est perdu. Geordie sort sous la pluie pour qu'il puisse trouver la maison.
18.50 : Kevin est là. Patti ne sait toujours pas se servir correctement de l'appareil photo.
19.00 : J'aime bien la voiture du beau-père de Kevin. Il pleut. Shit. Mon brushing.
19.05 : Les amis de Kevin sont déjà au bal. On part directement au lycée.
19.10 : J'ai emmené des tongs. Mais bon sang, pourquoi donc les ai-je laissées dans la voiture ?

Ensuite vient le moment où je perds la notion du temps. En fait mon portable est resté dans la voiture.

19.10 à 22.00 :
- Ambiance boîte de nuit.
- Britney Spears fait figure de sainte quand je vois comment dansent les filles américaines.
- Il fait trop chaud.
- J'ai trouvé Sidney. Il est défoncé et il a perdu son date.
- Sidney a retrouvé son date, mais elle est partie (malade).
- Ce type est le type le plus malchanceux que j'ai jamais vu.
- POURQUOI AI-JE LAISSE MES TONGS DANS LA VOITURE.
- " Tu es le mélange parfait. Asiatique mais française. " Oui, les amis de Kevin parlent français aussi.
- Sidney a envie de se pendre.
- Sidney veut partir.
- Sidney a toujours envie de se pendre.

22.00 : On rentre à la voiture. Je n'ai plus de pieds.
22.01 : Enfin si, mais ils sont si douloureux que j'aimerais mieux ne pas en avoir du tout.
22.15 : On arrive chez Katelyn, à Brookfield. Je sors de la voiture en tongs. 
22.20 : On est cinq et on mange une pizza.
22.45 : On est dans un jacuzzi mais on est toujours cinq.
23.10 : Kevin s'excuse parce qu'on n'est toujours que cinq. Je lui dis que la soeur de Sidney fait une petite soirée. 
23.20 : On se met dans le canapé et on regarde " les fantômes des anciennes petites amies ". Ok, nous sommes six.
00.00 : On part en disant que j'ai un couvre-feu. C'est moche de mentir, je sais. Enfin, au moins ils sont 4.
00.10 : Sidney m'appelle et me dit qu'il n'est pas chez lui. Super.
00.15 : Direction : Riverside. On ne sait pas où aller, mais on y va.
00.25 : Kevin a trouvé une soirée. Youhouhou.
00.40 : C'est dans un appartement vide. Il n'y a que des garçons. Ils picolent comme en France et fument comme en France. Je me sens chez moi. Bienvenue à la maison Aurore Jacques.
01.30 : On doit partir, Kevin a un couvre-feu. Geordie m'a dit que ses parents dormaient. traduction : je n'ai plus de couvre-feu. Tant pis, dommage.
01.45 : Je rentre en douce par la porte laissée ouverte par Geordie. Merci Geordie. Je me faufile dans la salle de bain pour me mettre dans la douche et effacer toute odeur suspecte.
2.00 : sleep.

p.s : avant que vous me devanciez. Oui, j'ai décidé de me mettre au régime.