lundi, octobre 12, 2009

Ceci est bien plus personnel.

  
J'ai le droit de prendre un day-off où je sèche les cours parce que j'ai envie de dormir. Enfin peut-être pas le droit mais en tout cas ça n'a rien de grave, et rien à voir avec une envie d' " isolement ". Une envie de Dormir parce que je ne l'ai pas fait du week-end, certes, je ne dis pas.
Ensuite je ne vois absolument pas ce qu'il y a d'inquiétant, à ce que j'explique simplement que j'apprécie beaucoup Sidney, qu'il est mon seul ami proche ici et la seule personne à même de comprendre.
Il n'y a absolument pas matière à vous inquiéter. Je conçois que ce soit difficile à comprendre, mais mon style d'écriture y est peut-être voire sûrement pour quelque chose. Et il y a des fautes dans cet article, je n'ai pas le temps là-maintenant-tout-de-suite mais je vais y remédier bientôt.


Aujourd'hui je ne suis pas allée en cours, je n'en avais ni l'envie, ni le courage.
Cette photo vient du Facebook du concerné.

Il y a quelqu'un dont il faut que je vous parle. J'ai déjà parlé de lui bien sûr, mais pas autant que j'aurais dû peut-être.
J'ai vu Sidney pour la première fois dans l'aéroport de Paris Orly. On ne pouvait que le remarquer. Avec ses longs cheveux, son baggy et son immense veste en cuir. Son air de je-m'en-foutisme, et pas de parents pour l'accompagner, il détonnait tellement parmi cette foule de filles et fils de bonnes familles, en polo Ralph Lauren et jeans étroits.
Il y a certains d'entre vous (je pense à Un en particulier) qui m'ont avoué ne pas lui avoir trouvé l'air très sympathique, sur les photos. Je ne vous cacherai pas que moi non plus, je ne l'ai pas trouvé formidablement sympathique à ce moment-là. La première chose que j'ai pensé est " mon dieu, quel look, qu'est-ce qu'il peut bien faire ici, ça ne peut pas VRAIMENT être un AFSeur, si ? ".
Mais si.
Quand on s'est tous engouffrés dans l'avion je n'avais plus du tout la tête d'une fille qui avait passé une demi-heure à pleurer. En cherchant ma place, je l'ai trouvé lui. Je crois qu'il portait ses lunettes de soleil, et ça ne me l'a rendu que plus antipathique. On s'est assis, présenté, et la première chose dont je lui ai parlé est Charlie (le boyfriend, si vous n'avez pas suivi). Et quelques heures après le décollage je lui ai demandé si je pouvais mettre ma tête " là " ce qui désignait en fait son épaule droite. J'ai dormi un certain temps et il m'a annoncé qu'il n'en avait plus (d'épaule). Je sais que ça peut paraître bizarre pour une première approche. Mais je suis comme ça, je n'ai aucune pudeur ni aucune gêne. 
Je crois bien que Sidney et moi n'avons pas beaucoup parlé pendant le trajet. Et je ne sais plus quand est-ce qu'on a réalisé qu'on irait dans le même lycée.
Pendant l'Orientation, à l'arrivée, il était un des rares français. L'après-midi avant qu'on rejoigne nos familles, on m'a annoncé qu'il partagerait la mienne avec moi, juste pour trois jours. Non, je n'étais pas ravie, je n'ai pas exactement sauté de joie.
Les jours qui ont suivi non plus. Ce sale type avait l'air de savoir tout faire, et ça m'énervait. 
Il était plus âgé que moi, savait mieux parler anglais que moi, savait mieux jouer du piano que moi, savait mieux cuisiner que moi, et était manifestement bien plus doué pour les relations humaines que moi. Ses résultats scolaires indiquaient quelqu'un de particulièrement brillant, et sans compter qu'il était un snowboarder pro. En bref, insupportable. 
Oui, j'étais jalouse, parfaitement, et j'ai été un peu soulagée quand il est ensuite allé retrouver sa vraie famille d'accueil. 
Et puis avant que les cours reprennent, on s'est revu régulièrement. Pour prendre un café le matin à Brookfield, ou le petit-déjeuner. J'ai assisté, en témoin silencieux et passif, à toutes les péripéties concernant sa (ou plutôt ses, mais c'est une autre histoire) famille d'accueil. On parlait beaucoup et j'ai fini par apprendre à connaître ce sale type, qui au final me ressemble bien plus que je ne l'aurais cru. Il a des faiblesses, et des fragilités, que je n'aurais jamais soupçonnées. Il est intelligent, et ambitieux, mais son orgueil et sa fierté dissimulent énormément. Si je l'avais rencontré dans un autre contexte, je l'aurais sûrement détesté, mais ce n'est pas le cas. 
On a deux classes en commun au lycée, et généralement après les cours on passe une heure à traîner, désoeuvrés, à juste parler. Parfois on va chez Jam prendre un café à deux dollars ou un coca. Parfois on marche dans les bois au bord de la rivière pour aller s'asseoir sur le pont. Le week-end on va chez Grumpy's (le Grincheux). 
On se soutient ou on tente de se soutenir, parce que nous sommes deux dans notre solitude. 
Je me demande si c'est le hasard, mais ça n'y ressemble pas. Je retrouve bien trop de Moi dans Lui, pour que ça le soit. Je préfère ne pas rentrer dans les détails parce que ça le concerne. Mais il faut savoir. Il faut savoir à quel point Sidney Mompezat est important. 


2 commentaires:

  1. Oh oh!!!!! S'agirait-il de l'effet "miroir" ???....peut-être????...En même temps que j'apprivoise l'autre, je m'apprivoise moi-même ??? .... Ceci étant collège et découverte de soi sont compatibles, non? L'oisiveté n'est-elle pas la mère de tous les vices ? Et l'isolement ne renforce-t-il pas le sentiment de solitude..... ? Voilà matières à réflexion (effet miroir... ah ah ah!!)et pourquoi pas dissertation philosophique?

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  2. Coucou, oula c'est inquiétant ton truc et surtout je comprends rien ! enfin breff gros gros bisous
    Elsa

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